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mercredi 13 décembre 2017

5 conseils pratiques pour estimer votre consommation d’électricité

L'estimation du coût de l'électricité et de sa consommation électrique permet d'anticiper ses dépenses d'énergie.

5 conseils pratiques pour estimer votre consommation d’électricitéFacture  16 novembre 2017

Vos factures d’électricité varient en fonction du prix de l’énergie mais aussi de votre consommation électrique. Découvrez comment la calculer et ainsi avoir une estimation de vos dépenses.

Payer cher son énergie, quoi de plus râlant ? Très souvent, le premier réflexe est d’accuser le fournisseur d’électricité ou le GRD de pratiquer des tarifs trop élevés ou le gouvernement d’avoir la main lourde sur les taxes. Si leur part de responsabilité dans le montant total de votre facture d’énergie est en effet indéniable, vous en avez également une. C’est logique : plus vous consommez de kilowattheures (kWh), plus vous faites grimper la note. Que faire alors ? Simplement essayer de changer la donne en calculant votre consommation actuelle afin d’anticiper les frais à venir et adapter vos comportements en conséquence !

1. Effectuez la relève de votre compteur électrique

Pour tenir à l’oeil votre consommation ou vérifier l’estimation du fournisseur, il suffit de relever votre compteur d’électricité. C’est d’ailleurs grâce à cette procédure que votre fournisseur connaît la quantité d’énergie réellement consommée durant l’année écoulée, alors profitez-en aussi. À la différence que si vous désirez maîtriser vos dépenses, vous avez intérêt à réaliser cette manoeuvre plus régulièrement que demandé par votre gestionnaire de réseau (GRD).
Pour ce faire, calculez la différence entre l’index indiqué sur l’appareil et celui de la période précédente (par exemple, le mois passé). Vous découvrirez ainsi rapidement si vous avez relâché ou non vos efforts pour réduire vos dépenses et donc limiter le montant de votre prochaine facture de régularisation. Toutefois, des variations sont inévitables, surtout si vous vous chauffez à l’électricité. Dans ce cas, il est normal que votre consommation augmente fortement en hiver.

2. Vérifiez comment un fournisseur comme Engie estime votre consommation

Pour réaliser une estimation de votre consommation électrique, votre fournisseur s’y prend de manières différentes selon les situations.

Le fournisseur connaît vos consommations des années précédentes

À partir des anciennes consommations du logement, qu’elles datent du précédent occupant des lieux ou non, votre fournisseur d’électricité réalise une moyenne. Si celle-ci donne lieu à une facturation inadaptée à votre situation actuelle, vous pouvez demander au fournisseur de revoir le montant de vos factures d’acompte. Cela peut par exemple s’avérer préférable lorsque vous venez de changer vos habitudes, d’acheter des appareils énergivores ou de vous en séparer. En effet, vous aurez ainsi la garantie de ne pas devoir payer de supplément important lors de la facture de régularisation ou de ne pas avancer de l’argent que vous auriez pu investir ailleurs.
Bien entendu, si Engie Electrabel ou un autre fournisseur d’électricité effectue une mauvaise simulation de votre facture et surestime votre consommation, l’entreprise devra vous rembourser la différence excédentaire par rapport au nombre de kWh réellement consommés.

Le fournisseur ne dispose d’aucun historique

Votre fournisseur peut ignorer vos dépenses énergétiques si, par exemple, vous venez de raccorder votre maison à l’électricité. Il va alors évaluer les consommations en énergie de votre domicile, poste par poste, et les additionner. En règle générale, pour l’électricité, il se base sur les éléments suivants :Le nombre de personnes dans un ménage influence la consommation d'énergie.
  1. la superficie de votre maison ou de votre appartement ;
  2. le nombre d’occupants du logement ;
  3. le nombre de pièces devant être éclairées ;
  4. le nombre de pièces devant être chauffées ;
  5. le système de chauffage (chauffage électrique, au gaz naturel, au mazout ou au bois de chauffage) ;
  6. le sytème de production d’eau chaude sanitaire (boiler électrique, chauffe-eau thermodynamique, chaudière au gaz…) ;
  7. le nombre d’appareils électroménagers ainsi que leur label énergétique.
Cependant, à ces critères viennent s’en ajouter d’autres, tout aussi importants, mais plus difficile à quantifier. C’est par exemple le cas du mode de vie des occupants du logement et de leurs habitudes de consommation. Il est ainsi très probable qu’une personne se trouvant chez elle la plupart du temps consommera plus d’énergie qu’une personne régulièrement absente. Il en va de même pour un ménage fixant la température de la pièce principale à plus de 20°C alors qu’un autre se contentera de 19°C.
De plus, il parait évident que l’isolation joue un rôle primordial dans la consommation énergétique. Une maison où les déperditions calorifiques sont importantes sera en effet plus coûteuse à chauffer.
Une fois que le fournisseur a estimé votre future consommation annuelle, il calcule le montant de votre facture d’électricité. Pour ce faire, il multiplie le nombre de kWh obtenus par le prix du kWh d’électricité indiqué dans votre contrat. Il lui reste ensuite à répartir le coût de l’énergie sur l’année.

3. Effectuez vous-même une simulation de votre consommation électrique

Calculer votre consommation d’électricité moyenne n’est pas, avouons-le, la plus simple des tâches. En effet, elle nécessite d’estimer la quantité d’énergie utilisée pour chaque poste de consommation. Cependant, le jeu en vaut la chandelle car au bout du compte, vous découvrirez quels sont vos besoins les plus onéreux.
Afin de connaître de façon approximative le nombre total de kWh consommés, vous avez deux possibilités : utiliser un outil en ligne vous demandant de remplir un questionnaire ou réaliser vous-même le calcul. Si vous décidez d’opter pour la seconde solution, vous pouvez vous aider de quelques repères*:
  • Chauffage électrique : en règle générale, il faut compter en moyenne 110 kWh/m² par an, en sachant que cela peut être moins ou plus, notamment en fonction de vos habitudes de vie et de l’isolation de votre logement.
  • Cuisson électrique (taques et four) : environ 175 kWh par an pour une personne seule. Les modèles à induction et vitrocéramiques sont en principe moins énergivores que les taques électriques.
  • Éclairage et électroménager : environ 1 400 kWh par an pour une personne seule, chiffre à revoir selon le nombre d’ampoules basse consommation dont vous disposez et le label énergétique de vos appareils.
  • Chauffe-eau électrique : environ 1 100 kWh par an pour une personne seule, chiffre à adapter selon vos habitudes de consommation.
*Estimations réalisées sur la base des données de consommation fournies par la CWaPE et de l’édition « Air, Climat, Énergie » de l’ADEME (PDF), publiée en juin 2016.
Besoin d’aide pour mesurer votre consommation d’énergie ou réaliser une estimation du coût de l’électricité ? Nos conseillers, joignables au 0800 37 369, répondront avec plaisir à vos questions du lundi au vendredi, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30.

4. Calculez la consommation de vos appareils électriques

La mesure de la consommation électrique d’un appareil s’effectue à partir de trois données :
  • la puissance de l’appareil (mesurée en watts) ;
  • le nombre d’heures par jour durant lesquelles l’appareil est utilisé ;
  • le nombre de jours par an durant lesquels l’appareil est utilisé.
L’opération à réaliser est la suivante : nombre d’heures d’utilisation x nombre de jours d’utilisation x (puissance de l’appareil/1000) = consommation en kWh
Un aspirateur fonctionnant à 1.500 watts durant 2 heures chaque semaine consommera donc annuellement : 2 x 52 x (1 500/1 000) = 156 kWh
La consommation électrique d'un lave-vaisselle est élevée.
Le lave-vaisselle et le four font partie des appareils électroménagers les plus énergivores.

5. Référez-vous à la consommation moyenne d’électricité en Belgique

Consommation électrique moyenne en Belgique**
Type de clientConsommation annuelle en kWh
Petit consommateur (studio/appartement avec éclairage, réfrigérateur et petit électro)600 kWh en tarif normal
Petit ménage avec lave-vaisselle1 200 kWh en tarif normal
Ménage moyen (famille de trois personnes avec chauffe-eau électrique)
  • compteur simple : 3 500 kWh
  • compteur bihoraire : 1 900 kWh en heures creuses et 1 600 kWh en heures pleines
Ménage large (avec chauffe eau-eau électrique)3 900 kWh en heures creuses et 3 600 kWh en heures pleines
Ménage large avec chauffage électrique3 900 kWh en heures creuses, 3 600 kWh en heures pleines et 12 500 kWh en exclusif nuit
**Consommations de référence fournies par la CWaPE et utilisées dans le cas d’une simulation faite sans connaître sa consommation.

Comment diminuer votre consommation d’électricité ?

Estimer la consommation en électricité de votre logement est indispensable avant la prochaine étape : la diminuer. Le but ? Faire des économies sur vos factures d’énergie ! Si, lors du calcul, vous vous êtes aperçu que vous consommez plus que la moyenne belge ou de plus en plus, alors il est temps de réagir.
Pour cela, différentes solutions s’offrent à vous :Remplacer ses ampoules énergivores par des ampoules économiques permet de diminuer sa consommation d'électricité.
  • Choisissez vos appareils électroménagers en tenant compte de leur performance énergétique mais aussi de vos besoins. Rien ne sert par exemple d’acheter une machine à laver d’une capacité de 9 kg car elle présente un label énergétique A+ alors que vous êtes deux à la maison.
  • Isolez correctement votre logement.
  • Remplacez vos anciennes ampoules par des modèles économiques (ampoules fluocompactes ou LED).
  • Éteignez la lumière quand vous quittez une pièce et limitez les éclairages décoratifs.
Il existe bien sûr d’autres astuces pour économiser de l’énergie, mais toutes les mettre en place sera sans doute compliqué. C’est pourquoi il est important d’agir par priorité en fonction des économies promises par chaque intervention. Pour ce faire, tenez compte de la répartition des différentes dépenses dans la consommation globale énergétique du ménage. En Wallonie, l’éclairage représente ainsi environ 8 % de la consommation électrique, le chauffage 75 % et l’eau chaude sanitaire entre 10 et 20 %. Pour information, en 2012, selon le Service public de Wallonie, « 33 % des ménages utilisaient le gaz naturel pour obtenir de l’eau chaude, 33 % l’électricité, 24 % le gasoil et les 10 % restants d’autres sources ».
Alors, prêt à vous débarrasser de toutes vos mauvaises habitudes ? Si vous désirez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à contacter nos spécialistes en énergie par téléphone au 0800 37 369 ou par e-mail (info@comparateur-energie.be).

Les Wallons paient-ils plus cher leur facture d’électricité depuis 2009 ?


Facture  24 novembre 2016

En Belgique, le prix de l’électricité est un sujet de discussion récurrent en matière d’énergie. Alors à votre avis, comment a-t-il évolué au fil des dernières années ?
La libéralisation du marché a eu lieu en 2007 en Wallonie mais en 2003 en Flandre avec comme conséquence, un changement radical du paysage énergétique en quelques années. Elle a en effet permis l’apparition de nouveaux métiers de l’énergie et le développement de la concurrence. Avant la libéralisation, seul Electrabel fournissait de l’électricité en Belgique. Depuis lors, une série de fournisseurs ont fleuri sur le marché : Luminus, Lampiris, Essent.be, Mega, Eneco, Poweo, Energie2030
Depuis cette libéralisation du marché, le prix total de la facture d’électricité d’un consommateur particulier a augmenté. Mais quelles sont les composantes qui gonflent, année après année, son montant total ?
Au travers de cet article, découvrez comment ont évolué les différents éléments qui composent la facture d’électricité d’un ménage : redevances fixes, coûts de réseaux de distribution et de transport, cotisations diverses et prix unitaires de l’énergie.

La facture d’électricité : de quoi se compose-t-elle ?

Pour aborder l’évolution des prix de la facture d’électricité, il est essentiel de connaître ses différentes composantes. En voici un rapide récapitulatif :
  1. L’énergie et la contribution aux énergies renouvelables (ou coût de l’énergie verte) ;
  2. Les coûts de réseaux de transport et de distribution ;
  3. Les taxes et les surtaxes.
Seule la première composante de la facture (énergie et contribution aux énergies renouvelables) est soumise à la concurrence. En effet, les fournisseurs d’électricité sont libres de déterminer les prix de l’énergie et de la contribution aux énergies renouvelables. En ce qui concerne les deux autres composantes (les coûts de réseaux de transport et de distribution ainsi que les taxes et les surtaxes), le marché n’est pas libéralisé. Le consommateur ne peut donc choisir son gestionnaire de réseau de distribution et/ou de transport. Nous verrons dans l’analyse ci-dessous que cette différence en matière de libéralisation joue un rôle crucial dans l’évolution du prix de la facture énergétique.

Comment la facture évolue-t-elle en Wallonie ?

Notre analyse porte sur l’évolution de la facture énergétique du consommateur sur la base des tarifs HTVA du fournisseur Luminus (produit Actif+), entre 2009 et 2016. Les consommations retenues sont celles d’un ménage wallon moyen de trois personnes, qui disposerait d’un compteur bihoraire (jour et nuit), réparties comme suit : 1.600 kWh pour la consommation de jour et 1.900 kWh pour la consommation de nuit.
Evolution de la facture d'électricité d'un ménage wallon
Après une analyse globale de l’évolution des prix entre 2009 et 2016, chaque composante de la facture énergétique sera abordée séparément et traitera des prix en 2009 (deux ans après la libéralisation du marché énergétique wallon) et des prix en 2016.

Tendance globale

Entre janvier 2007 et décembre 2015 la CWaPE (Commission wallonne pour l’Energie) a calculé une hausse de la facture d’électricité de :
  • 40% pour les personnes n’ayant pas choisi de nouveau fournisseur lors de la libéralisation (consommateurs « passifs ») ;
  • 25% pour les personnes ayant choisi elles-mêmes leur fournisseur (consommateurs « actifs »).
Les consommateurs ayant changé de fournisseur bénéficient de tarifs plus compétitifs que les personnes n’ayant pas choisi leur fournisseur.
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Analysons maintenant plus en détail l’évolution de chaque composante de la facture.

Composante liée aux coûts énergétiques et à la contribution aux énergies renouvelables

Depuis 2009, le prix unitaire de l’énergie de jour a subi une diminution d’environ 24%. En augmentation constante entre 2009 et 2012, les tarifs de l’électricité de jour n’ont cessé de chuter depuis 2012. Pour les tarifs de l’électricité de nuit, la tendance est identique avec, une augmentation avant 2012 et une diminution entre 2012 et 2016. La diminution est toutefois plus faible pour le tarif de nuit et se situe aux alentours des 9%.
Evolution du coût de l'énergie
De manière chiffrée, un ménage consommant 1.600 kWh et 1.900 kWh de nuit payait 217€ HTVA pour l’électricité en 2009 mais 179€ HTVA en 2016. Le prix unitaire de l’électricité est donc plus faible au jour d’aujourd’hui par rapport à 2009.
Il faut également prendre en compte la redevance annuelle fixe qui varie fortement d’un fournisseur à l’autre. Dans notre exemple, une redevance était réclamée pour le jour comme pour la nuit jusqu’en 2012. La redevance s’élève actuellement à 75 HTVA € alors qu’elle était supérieure à 110 HTVA € en 2009.
La contribution aux énergies renouvelables est aussi à prendre en considération. Les Régions imposent à tous les fournisseurs d’électricité actifs dans leur Région de leur fournir un certain nombre de certificats verts chaque année (qui peuvent être achetés à des producteurs d’électricité d’origine renouvelable). Ces certificats représentent un coût pour les fournisseurs qui les répercutent sur le client final.
Entre 2009 et 2016, les coûts liés à la contribution aux énergies renouvelables ont augmenté de 136%. À titre de comparaison, un ménage qui consomme 1.600 kWh en jour et 1.900 kWh en nuit devait débourser 32€ HTVA en 2009 contre 77€ HTVA en 2016. Cette augmentation s’explique par la hausse des quotas imposés aux fournisseurs. Pour 100MWh fournis en 2009, le fournisseur devait remettre 9 certificats verts tandis qu’il doit désormais en remettre 32,4 en 2016.
Enfin, la TVA a également évolué au cours du temps. Le 1er avril 2014, la TVA sur l’électricité est passée de 21% à 6%. Cette diminution portait donc sur la composante énergie de la facture d’électricité. Cette mesure fédérale a été d’application jusqu’au 1er septembre 2015, date à laquelle la TVA de 21% a été rétablie. Les consommateurs ont donc obtenu une réduction temporaire de 17 mois sur le montant total de leur facture d’électricité.
En additionnant l’ensemble des coûts concernant cette composante de la facture, on obtient donc un montant de 362€ HTVA en 2009 contre 331€ HTVA en 2016, ce qui représente une diminution de 8% sur les sept dernières années.
Il est également à noter que cette diminution est en partie liée à la baisse des marchés et des prix de gros de l’électricité (thématique qui sera abordée au travers d’un prochain article).

Composante liée aux coûts de transport et de distribution

Si les fournisseurs d’électricité ont diminué leurs prix de l’électricité, les gestionnaires de réseau de transport et de distribution ont augmenté leurs tarifs. Pour rappel, ce montant, qui vous est facturé par votre fournisseur, est ensuite rétrocédé par ce dernier aux gestionnaires de réseaux de transport et de distribution.
Evolution du coût de transport et de la distribution
En Wallonie, les coûts de réseau (transport et distribution) ont augmenté de 86% en 7 ans. Sur base de la consommation utilisée auparavant, les coûts de réseau revenaient à 173€ HTVA en 2009 contre 321€ HTVA en 2016.
Toutefois, les coûts de réseau de distribution et de transport n’ont pas évolué de la même manière au cours des dernières années. En effet, les coûts de transport ont subi une augmentation substantielle, de plus de 277%. Les coûts de transport reviennent actuellement à 105€ HTVA (toujours pour la même consommation) alors qu’ils n’étaient que de 28€ HTVA en 2009.
Dans une moindre mesure, les coûts de distribution ont également évolué à la hausse, en passant de 145€ HTVA en 2009 à 216€ HTVA en 2016, soit une augmentation de 49%. En outre, le tarif facturé pour la location du compteur a subi une augmentation de 27% depuis 2009 (12,85€ HTVA en 2009 contre 16,28€ HTVA en 2016).

Composante liée aux coûts des taxes et des surtaxes

La troisième et dernière composante de votre facture comprend les taxes et les surtaxes imposées et établies par l’État et les Régions. À l’instar des coûts de réseaux, ce montant vous est préalablement facturé par le fournisseur qui, ensuite, verse à son tour cette somme à l’État ou aux Régions. En ce qui concerne la cotisation fédérale, nous avons réalisé la moyenne de ce montant, étant donné les légères différences de coût de cette cotisation en fonction du gestionnaire de réseau.
Sur les sept dernières années, il y a eu peu de changement en matière de taxes et de surtaxes pour le consommateur. Les coûts de cotisation sur l’énergie n’ont pas augmenté depuis 2009, ceux concernant la cotisation fédérale ont diminué de 6%. En ce qui concerne la cotisation régionale, le prix est identique à celui pratiqué en 2009. De manière générale et pour le ménage moyen analysé, les coûts des taxes et des surtaxes sont restés identiques.

La libéralisation a-t-elle eu un impact positif ?

La libéralisation du marché de l’énergie a eu plusieurs répercussions sur la facture d’électricité. Premièrement, les fournisseurs ont, globalement, réduit le prix de l’énergie facturé aux consommateurs. Conséquence logique de l’apparition de la concurrence en ce qui concerne cette partie spécifique de la facture et de la baisse des prix de gros de l’électricité sur les marchés.
Depuis la libéralisation, les montants liés aux coûts de réseaux ont, eux, augmenté fortement, ce qui explique, en grande partie, le prix toujours plus élevé de la facture totale d’électricité. Le consommateur n’a pas, en effet, la possibilité de choisir ses gestionnaires de réseaux. Il en va de même pour les coûts liés aux taxes et aux surtaxes, ces montants étant néanmoins bien plus faibles que ceux liés aux réseaux.
Afin de pallier cette inflation, il est recommandé d’effectuer un comparatif entre les différentes cartes tarifaires des fournisseurs (au minimum une fois par an) en vue de choisir l’offre la plus adaptée et la plus compétitive par rapport à son profil de consommation. Des outils tels qu’un comparateur des prix de l’énergie peuvent vous aider à choisir le fournisseur qui vous conviendra le mieux.
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Compteur mono ou bi-horaire : lequel vous convient ?


Facture  15 septembre 2016

En Belgique, tout logement connecté au réseau électrique dispose d’un compteur. Mais lequel faut-il choisir ? Et sur base de quels critères ? Pour le savoir, suivez le guide !abbaouy mohammed
Au moment de raccorder sa maison au réseau électrique, le consommateur est confronté à un choix cornélien. Doit-il installer un compteur mono-horaire (mono horaire ou monohoraire) ou un compteur bi-horaire (bi horaire ou bihoraire) ? Ou troisième possibilité, ajouter un compteur exclusif de nuit réservé au chauffage du logement ? La question est pertinente car évidemment, le but est d’opter pour le système le plus avantageux en fonction de son profil de consommation.
Une fois ce point résolu, reste à savoir s’il est possible de remplacer un compteur pour par exemple convertir un bi-horaire en mono-horaire. Mais pas de panique, Comparateur-Energie est là pour vous guider dans votre choix et vos éventuelles démarches.

1. Qu’est-ce qu’un compteur, à quoi sert-il ?

Le compteur électrique permet de mesurer la quantité d’électricité consommée sur une période de temps définie. Il existe également un compteur de gaz qui permet de mesurer la consommation de gaz. La quantité d’électricité est exprimée en kilowattheure (kWh) tandis que la consommation de gaz est exprimée en mètre cube (m3). Votre fournisseur de gaz vous facturera pourtant des kWh, il a en effet effectué la conversion mètres cubes vers kilowattheures sur votre facture annuelle.
Le compteur est composé d’un ou de deux cadrans affichant des chiffres. Ces chiffres forment vos index qui déterminent votre consommation d’énergie à tout instant.
Le compteur mono-horaire ne comporte qu’un seul cadran et donc un seul index, tandis que le compteur bi-horaire comporte deux cadrans et donc deux index.

1.1. L’index du compteur

Chaque année, votre gestionnaire de réseau de distribution (ou GRD) vous demande de procéder à un relevé d’index de vos compteurs. Ces relevés d’index sont ensuite communiqués à votre fournisseur qui les utilise pour connaître votre consommation d’énergie annuelle. Lors de la réception de votre facture de régularisation (ou décompte annuel), le fournisseur peut ainsi déduire les acomptes payés lors de l’année écoulée et régulariser votre situation.

1.2. Le numéro de compteur

Chaque compteur porte un numéro, dit numéro de compteur. Le numéro de compteur comporte le numéro de série et le numéro de matricule. Le numéro de série est gravé sur le dispositif de comptage. Les trois derniers chiffres composent le numéro de matricule. Chaque numéro de compteur est unique. Si votre compteur est défectueux, il sera remplacé par un nouveau compteur portant un nouveau numéro. en cas de compteur défectueux, il est conseillé de contacter votre gestionnaire de réseau de distribution (GRD).

1.3. Le code EAN

A contrario, les codes EAN (qui identifient vos points de fourniture), sont invariables et ne changent pas en cas de remplacement de compteur.
Ainsi, un logement qui consomme de l’électricité dispose toujours d’un code EAN en électricité et d’un numéro de compteur électrique. Le code EAN (série de 18 chiffres commençant toujours par 54) est toujours repris sur les factures d’acompte du fournisseur d’énergie ou encore sur le décompte annuel (appelé aussi facture de régularisation). Si un logement est fourni en électricité et en gaz, il possède donc deux codes EAN et deux numéros de compteur.
Code EAN
Ainsi, si le gestionnaire de réseau de distribution remplace un compteur défectueux, le consommateur conservera tout de même son ou ses code(s) EAN. En revanche, s’il déménage, son ou ses codes EAN ainsi que son ou ses numéros de compteurs seront remplacés.
Il existe trois types de relevé de compteur : YMR (Yearly Meter Reading), MMR (Monthly Meter Reading) et AMR (Automatic Meter Reading).

1.4. Les types de relevé : YMR, MMR et AMR

En Belgique, il existe trois types de relevé, qui sont indépendants du type de compteur (mono-horaire ou bi-horaire) : le relevé YMR, le relevé MMR et le relevé AMR.
Le compteur YMR est un compteur dont l’index est relevé manuellement, une fois par an, par le gestionnaire de réseau ou par le consommateur lui-même. Comme la consommation est connue a posteriori, le consommateur paye des acomptes jusqu’à l’établissement de la facture de régularisation, basée sur la consommation réelle. Les acomptes constituent donc des provisions. Lors de la réception de la facture de régularisation, le consommateur peut soit payer un complément au fournisseur car ses acomptes étaient sous-estimés, soit être remboursé par le fournisseur (sous forme de note de crédit) car les acomptes étaient surestimés.
Le compteur MMR est relevé chaque mois, automatiquement ou directement par le gestionnaire de réseau (GRD). Pour ce compteur, le consommateur n’a ni facture d’acompte ni facture de régularisation annuelle car il paye exactement ce qu’il consomme.
Compteur AMREnfin, le compteur AMR est un compteur télérelevé (ou compteur quart-horaire). L’index est relevé de manière automatique toutes les 15 minutes. Comme pour le compteur MMR, le consommateur paye uniquement ce qu’il a consommé. Il n’y aura donc pas non plus de facture d’acompte ni de facture de régularisation annuelle. Généralement, les compteurs MMR et AMR sont des compteurs dédiés aux consommateurs professionnels présentant d’importantes consommations.

1.5. Compteur ouvert ou compteur fermé

Par ailleurs, le compteur de gaz ou d’électricité peut être ouvert ou fermé. Pour être fourni en gaz ou en électricité, il est impératif que le compteur soit ouvert. Dans le cas où le consommateur emménage dans une habitation où les compteurs sont fermés, il a l’obligation de faire ouvrir ses compteurs pour être fourni par le fournisseur d’énergie de son choix. L’ouverture d’un compteur est payante et le prix varie en fonction du gestionnaire de réseau.
Voici quelques exemples de prix pour l’ouverture d’un compteur d’électricité :
  • Bruxelles (Sibelga) : 84,70 € TVAC
  • Wallonie (Ores) : 104,06 € TVAC
  • Flandre (Infrax) : 81,46 € TVAC
L’ouverture d’un compteur se déroule en trois étapes :
  1. Il faut, dans un premier temps, souscrire un contrat d’énergie auprès du fournisseur de son choix. Il est primordial de connaître son code EAN pour ce faire. Contactez votre gestionnaire de réseau ou comparateur-energie.be si vous ne connaissez pas votre code EAN.
  2. La demande d’ouverture de compteur se fait auprès de votre gestionnaire de réseau, deux jours ouvrables après la souscription de votre contrat. Le gestionnaire va vérifier si un contrat a bien été souscrit pour votre point de livraison. Le cas échéant, vous fixerez ensemble un rendez-vous afin qu’un employé vienne ouvrir votre compteur à votre domicile.
  3. Si votre installation est neuve ou rénovée, vous devez disposer d’une attestation de conformité (ou certificat pour votre compteur de gaz) de votre compteur électrique délivrée par un organisme agréé (ou par votre installateur pour votre compteur de gaz). Le jour du rendez-vous, vous ou un autre adulte donnez accès à votre compteur. Le technicien vérifie votre attestation si besoin et procède à l’ouverture de votre compteur. Il contrôlera ensuite la bonne alimentation en électricité ou en gaz de votre logement.
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2. Trois compteurs d’électricité, chacun ses avantages

2.1. Compteur mono-horaire

Le compteur mono-horaire (tarif simple) ne fait pas de distinction entre les heures pleines (jour) et les heures creuses (nuit et week-end). Un seul et même tarif est appliqué pour l’électricité consommée, quels que soient l’heure ou le jour de la semaine.

2.2. Compteur bi-horaire

Le compteur bi-horaire fait la distinction entre les heures pleines (jour) et les heures creuses (nuit et week-end). Selon le moment pendant lequel est consommée l’électricité, le consommateur sera facturé au tarif de jour ou bien au tarif de nuit.

2.3. Compteur exclusif nuit

Le compteur exclusif de nuit fournit l’électricité aux appareils ne fonctionnant que la nuit tels que les chauffages à accumulation ou les chaudières destinées à la production d’eau chaude. Ce compteur est toujours accompagné d’un compteur mono-horaire ou bi-horaire.

3. Quel compteur pour quel consommateur ?

3.1. Mono-horaire

Dans le cas du compteur mono-horaire, un tarif unique est appliqué, quels que soient le jour et l’heure de la semaine. Il sera donc bénéfique aux consommateurs, dont la plus grande partie de l’électricité est consommée en journée, tels que les écoles ou les bureaux. Ce type de compteur conviendra également aux personnes ayant une petite habitation, et donc une faible consommation. Êtes-vous un petit consommateur ou un gros consommateur ?
Taille du ménageCompteur mono-horaireCompteur bi-horaire
1 personne600 kWh300 kWh jour – 300 kWh nuit
2 personnes1.200 kWh500 kWh jour – 700 kWh nuit
3 personnes3.500 kWh1.600 kWh jour – 1.900 kWh nuit
4 personnes4.500 kWh1.900 kWh jour – 2.600 kWh nuit
5 personnes7.500 kWh2.700 kWh jour – 3.900 kWh nuit
Le tarif simple (ou tarif normal) est aussi généralement conseillé aux ménages équipés de panneaux photovoltaïques. Découvrez notre article qui se rapporte au compteur idéal pour les logements disposant de panneaux photovoltaïques (à venir).

3.2. Bi-horaire

Le compteur bi-horaire est un compteur qui distingue deux tarifs selon le jour et l’heure de consommation : un tarif de jour et un tarif de nuit. Le tarif de nuit étant plus avantageux que le tarif de jour, le consommateur essayera donc de maximiser la consommation des appareils électroménagers (machine à lessiver, lave-vaisselle, séchoir…) pendant les heures creuses (c’est-à-dire la nuit et le week-end). Il est bon de préciser que les heures pleines et les heures creuses peuvent varier d’une région à l’autre, voire d’un code postal à un autre, selon le gestionnaire de réseau de distribution (GRD).
En Wallonie, les heures creuses s’étalent de :
  • 21h à 6h pendant la semaine et du vendredi 21h au lundi 6h pendant le week-end ;
  • 22h à 7h pendant la semaine et du vendredi 22h au lundi 7h pendant le week-end ;
  • 22h30 à 7h30 pendant la semaine et du vendredi 22h30 au lundi 7h30 pendant le week-end ;
  • 23h à 8h pendant la semaine et du vendredi 23h au lundi 8h pendant le week-end.
Pour savoir quand commencent les heures pleines et les creuses de votre commune, il suffit de contacter votre gestionnaire de réseau de distribution. Si vous ne le connaissez pas, rendez-vous sur notre outil pour identifier votre gestionnaire de réseau de distribution.
Si vous habitez en Région bruxelloise, vous trouverez la liste des communes et des horaires relatifs aux heures creuses et aux heures pleines en suivant ce lien.

3.3. Exclusif de nuit

Le compteur exclusif de nuit est uniquement raccordé à des installations de chauffage et n’est pas utilisable en journée. Il est donc avantageux pour les personnes ou les ménages disposant d’un chauffage à accumulation et/ou d’un chauffe-eau. Ce compteur est toutefois très peu utilisé de nos jours. De plus, le prix unitaire du kilowattheure (kWh) pour le compteur exclusif de nuit est, depuis 2015, pratiquement toujours identique au prix unitaire du kilowattheure du compteur bi-horaire en période creuse (tarif de nuit).

4. Comment changer mon compteur ?

4.1. Remplacer son compteur

Si votre compteur est défectueux, vous devez contacter votre gestionnaire de réseau pour demander son remplacement. Dans ce cas, leur intervention et le remplacement du compteur seront gratuits.

4.2. Passer d’un compteur mono-horaire à un compteur bi-horaire

Selon ORES, remplacer un compteur mono-horaire par un compteur bi-horaire s’élève à environ 250 €. Toutefois, ce prix peut varier en fonction de divers paramètres : déplacement du compteur ou encore le renforcement du compteur.

4.3. Passer d’un compteur bi-horaire à un compteur mono-horaire

Si un consommateur ayant un compteur bi-horaire souhaite passer à un compteur mono-horaire, il lui suffit d’en faire la demande au gestionnaire de réseau de distribution et la modification se fera à distance. L’opération coûte approximativement 35 €.

5. Les différences de prix du kWh selon le compteur

L’avantage du compteur bi-horaire est de proposer un tarif « heure creuse » plus compétitif que le tarif « heure pleine ». En ce qui concerne le tarif mono-horaire, il se situe toujours entre le tarif « heure creuse » et le tarif « heure pleine ». Voici quelques exemples de prix unitaires en Wallonie pour le mois de XXXX 2016.
Engie Electrabel – Easy fixedEneco – 100% vertPoweo – Fixe
Prix (c€)RapportPrix (c€)RapportPrix (c€)Rapport
Mono-horaire5,881/6,29/4,12/
Bi-horaire – Jour6,79515,54 %7,2415,10 %4,8216,99 %
Bi-horaire – Nuit4,91016,51 %5,5312,08 %3,2321,60 %
Exclusif de nuit4,91016,51 %5,5312,08 %3,0625,73 %
Les valeurs inscrites dans ce tableau sont exprimées en centimes d’euros par kilowattheure (c€/kWh). Le rapport représente la différence de prix entre le tarif mono-horaire et le tarif bi-horaire et exclusif de nuit.
On observe que le tarif le moins cher est celui du compteur exclusif nuit. Celui-ci est, chez la plupart des fournisseurs, égal au prix du tarif de nuit du compteur bi-horaire. Ensuite, on retrouve le tarif du compteur mono-horaire, plus cher que le tarif de nuit (bi-horaire) mais moins cher que le tarif de jour (bi-horaire), qui est le plus cher.
La différence entre les tarifs ne semble pas conséquente, et pourtant :
  • Le tarif de jour du compteur bi-horaire est jusqu’à 17 % plus cher que le tarif du compteur mono-horaire ;
  • Le tarif de nuit est jusqu’à 21,6 % moins cher que le tarif du compteur mono-horaire ;
  • Le tarif du compteur exclusif de nuit reste le plus compétitif avec un prix jusqu’à 25 % moins cher que le tarif du compteur mono-horaire.
Pour savoir à partir de quelle consommation il est intéressant de passer d’un compteur mono-horaire vers un compteur bi-horaire ou vice-versa, découvrez notre article « Est-il rentable de passer son compteur mono-horaire en compteur bi-horaire ? » (à venir).
Sources

Qu’est-ce qu’un code EAN ?


Facture  18 juin 2015

Dans le monde de l’énergie, le code EAN est une donnée précieuse. Sans lui, impossible pour le consommateur de souscrire une offre. Mais pourquoi, au juste ? Et où est-il inscrit ?
Lors d’un changement de fournisseur d’énergie ou de la souscription d’une offre, plusieurs informations se révèlent utiles. Parmi elles, le code EAN. Et si nous vous disions en quoi il consiste pour vous faciliter la vie dans vos futures démarches ?

Définition d’un code EAN

Dans le domaine de l’énergie, un code EAN est un numéro unique qui identifie un raccordement au réseau d’électricité ou de gaz naturel. Il est donc propre à chaque point de fourniture mais également à chaque énergie. Cela signifie que vous avez un code EAN pour l’électricité et un autre pour le gaz. Cependant, ils sont généralement identiques, seuls les deux ou trois derniers chiffres étant différents.
Pour repérer facilement le code EAN, il faut retenir qu’il est composé de 18 chiffres et commence par 5414. Si vous avez déjà participé aux achats groupés de Wikipower ou changé de fournisseur via notre comparateur des prix de l’énergie, vous le visualisez très certainement. Alors oui, 18 chiffres, c’est assez long à communiquer, surtout par téléphone. Mais c’est pourtant le seul et unique moyen pour un fournisseur ou pour votre gestionnaire de réseau de distribution (GRD) de vous identifier à 100%.

Un numéro lié à une adresse et non au compteur ou à une personne

Numéro d'une maisonIl est important de ne pas confondre le code EAN avec le numéro de client et le numéro de compteur. Votre numéro de client vous est attribué par votre fournisseur d’énergie (Engie Electrabel, Luminus, Eni, etc.) lorsque vous devenez client chez lui. Cela signifie que lorsque vous changez de fournisseur, vous recevez un nouveau numéro de client. Le code EAN, lui, ne bouge pas.
Pourquoi ? Parce que chaque code EAN est lié à un lieu. Par conséquent, il changera logiquement si vous déménagez. Par contre, le numéro de compteur permet de distinguer un appareil, le compteur. En cas de remplacement de votre compteur d’énergie, le nouveau portera donc un autre numéro mais le code EAN restera identique. À moins que votre installation électrique ou de gaz soit complètement remise à neuf. Dans une telle situation, il est en effet susceptible de changer.

Le GRD, l’organisme qui attribue les codes EAN

La gestion des codes EAN fait partie des responsabilités qui ont été assignées aux GRD. Par conséquent, c’est celui actif dans votre commune qui s’occupera de vous en transmettre un nouveau si besoin est. Pour rappel, cet acteur du marché de l’énergie se charge également de la maintenance des réseaux de distribution qui transportent l’énergie depuis le réseau haute tension/pression jusqu’aux habitations.
Si vous emménagez dans une maison neuve, vous devrez placer un nouveau compteur. Là aussi, c’est votre GRD qu’il faudra contacter pour faire la demande de raccordement et ainsi obtenir un code EAN. Il vous faudra ensuite procéder à la mise en service du compteur.
Par ailleurs, les consommateurs ayant un compteur exclusif de nuit, toujours associé à un compteur monohoraire ou bihoraire, ont généralement un seul et même code EAN. Même s’il peut arriver que leur gestionnaire de réseau leur octroie un code EAN distinct pour le compteur exclusif de nuit.

Quand avez-vous besoin du code EAN ?

Carton de déménagementDisposer du code EAN est nécessaire pour réaliser quasiment toutes vos démarches liées au secteur de l’énergie. Il est par exemple réclamé en cas de résiliation d’un contrat de gaz ou d’électricité ainsi que lors d’une de prise de contact avec votre GRD ou fournisseur.
De plus, le code EAN est aussi utile lors de la modification de vos contrats d’énergie dans le cadre d’un déménagement. En effet, il faut alors demander à l’ancien occupant de votre nouveau logement de vous le transmettre. De votre côté, vous devez faire de même en le communiquant à la personne qui emménage dans le bien que vous quittez. La raison ? Pour la signature d’un nouveau contrat ou un transfert d’adresse, les fournisseurs doivent l’avoir à disposition afin d’identifier formellement votre habitation. Il serait en effet dommage de la confondre avec celle de votre voisin !

Où trouver votre code EAN ?

Vous trouverez votre code EAN sur la facture d’électricité et/ou de gaz envoyée par votre fournisseur. Vous ne parvenez pas à le visualiser ? N’hésitez pas alors à le demander à votre gestionnaire de réseau de distribution. Pour information, vous pouvez découvrir quel est le GRD actif dans votre commune (ORES, RESA, Sibelga, etc.) en rentrant votre code postal dans l’outil développé par Comparateur-Energie.be. Sachez déjà que pour vous aider, l’organisme en question aura notamment besoin de connaître votre adresse et le numéro de compteur.
Néanmoins, si malgré vos efforts vous ne parvenez pas à retrouver vos codes EAN, vous pouvez nous contacter par téléphone au 0800 37 369 ou par e-mail info@comparateur-energie.be.

Comment résilier facilement un contrat d’énergie ?


Secteur de l'électricité et du gaz  5 octobre 2017

Souscrire un contrat d’énergie est obligatoire pour bénéficier d’électricité et/ou de gaz. Mais différentes raisons peuvent conduire à sa résiliation. Découvrez les démarches à suivre au cas par cas.

Que votre fournisseur actuel soit Engie Electrabel ou un autre acteur du marché est sans importance. Dans tous les cas, vous êtes libre de mettre fin à votre contrat d’énergie à tout moment. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, cette opération est réalisable sans devoir payer d’indemnité de rupture.
Vous désirez sauter le pas, mais ignorez comment vous y prendre ? C’est facile : à chaque situation sa manière de procéder !

Résiliation pour déménagement

Dans le cadre d’un déménagement, régler ses contrats d’électricité et/ou de gaz naturel peut paraître fastidieux. Pourtant, cette étape peut rapidement devenir une formalité à condition de prendre quelques précautions. La première ? Informer son fournisseur d’énergie de ses intentions quelques jours avant de quitter le logement. Et surtout, mentionner la date précise de résiliation souhaitée afin d’éviter toute coupure d’énergie immédiate.
Changer d'adresse nécessite de transférer ou d'arrêter son contrat d'énergie actuel.Pour terminer, il restera à communiquer à l’entreprise de fourniture, de préférence à l’aide du document de reprise des énergies, le relevé de votre compteur d’électricité et/ou de gaz effectué le jour de votre départ. Cette dernière procédure est tout aussi primordiale que les précédentes car elle permet de distinguer votre consommation d’énergie de celle du futur occupant des lieux.
Une fois les index réceptionnés, le fournisseur établit une facture de clôture sur la base des kilowattheures (kWh) consommés entre la dernière facture de régularisation et la date du déménagement. Elle constitue la preuve que la rupture du contrat est effective.
Pour information, le fournisseur de gaz ou d’électricité propose très souvent de transférer le contrat à la nouvelle adresse du client lorsque celui-ci émet la volonté de l’interrompre. Cependant, déménager est l’occasion de comparer les offres d’énergieafin de réaliser des économies. Il peut alors apparaître que changer de fournisseur est la meilleure alternative d’un point de vue financier. Dans ce cas, il convient de souscrire un nouveau contrat pour son prochain logement environ deux semaines avant d’y emménager. Ce délai permet au gestionnaire de réseau d’intervenir pour l’éventuelle ouverture du compteur électrique ou de gaz.

Résiliation pour changement de fournisseur d’énergie

Depuis la libéralisation du secteur de l’énergie, tout consommateur est libre de changer de fournisseur d’électricité et/ou de gaz. Une aubaine quand on sait que certaines entreprises proposent des promotions attractives sur le prix du kWh d’électricité ou de gaz ou sur le montant de la redevance annuelle.
De plus, qu’importe la durée du contrat de fourniture d’énergie, la résiliation peut avoir lieu n’importe quand dans l’année. Autre avantage : elle demande peu d’effort de la part du consommateur puisqu’il est uniquement tenu de choisir un fournisseur de gaz ou d’électricité et une offre. En effet, c’est le nouveau fournisseur qui se charge d’arrêter le contrat en cours et de faire débuter le nouveau à la date souhaitée en tenant compte d’un délai de préavis d’au moins un mois.
Dans la pratique, le nouveau contrat commencera généralement le 1er jour du mois suivant. Si la demande de résiliation est par exemple introduite le 15 octobre, alors les tarifs signés à cette date seront appliqués à partir du 1er décembre.
Le saviez-vous ? Devenir client auprès d’un autre fournisseur n’implique en aucun cas le remplacement du compteur d’électricité ou de gaz. De plus, il est possible de choisir un fournisseur différent pour ces deux énergies.

Résiliation pour modification de contrat

Le fournisseur d’électricité ou de gaz a le droit de modifier les conditions contractuelles s’il avertit son client des changements prévus au moins deux mois avant leur entrée en vigueur. Néanmoins, le consommateur n’est pas obligé de les accepter et peut résilier le contrat en veillant à respecter le délai de préavis imposé.

Résiliation dans le cadre d’un démarchage

Vente d'un contrat d'énergie en porte-à-porte.Afin d’augmenter leur portefeuille de clients, certains fournisseurs pratiquent le démarchage à domicile. Lors de leurs visites, les commerciaux prétendent offrir des tarifs très compétitifs qui, en réalité, ne le sont pas forcément. Nombreux sont alors les consommateurs à regretter leur signature lorsqu’ils se rendent compte que le contrat en question ne convient pas à leurs besoins ou propose des tarifs du gaz ou d’électricité élevés.
Pour savoir si le contrat que vous venez de conclure est adapté à votre situation, vous pouvez contacter nos conseillers en énergie par téléphone au 0800 37 369, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30, ou par e-mail à l’adresse info@comparateur-energie.be.
Mais heureusement, pour éviter moult litiges, la loi autorise le consommateur à changer d’avis et prévoit un délai de rétraction de 14 jours calendrier. Celui-ci s’apparente à une période d’essai, il ne s’agit donc pas à proprement parler de résiliation, dans quel cas le client aurait dû bénéficier de l’offre durant au moins un mois.
En plus de pouvoir se rétracter, le consommateur est, dans certains cas, en mesure de faire valoir une clause d’annulation. Permettant de considérer que le contrat n’a jamais existé, elle entre en jeu lorsqu’une condition est caduque ou qu’une fraude est avérée.
Quant aux démarches à entreprendre, qu’il s’agisse de rétraction ou d’annulation, elles se résument à envoyer un courrier en recommandé avec accusé de réception ou un e-mail au fournisseur concerné. Pour être certain de la méthode acceptée par l’entreprise, n’hésitez pas à joindre nos collaborateurs.

Résiliation du contrat par le fournisseur d’électricité ou de gaz

Les contrats d’énergie à durée déterminée sont généralement renouvelés tacitement si aucune des parties ne désire y mettre un terme. Cela signifie qu’à l’instar du client, le fournisseur peut décider d’arrêter le contrat. Une possibilité également offerte si ce dernier est à durée indéterminée.
Toutefois, le fournisseur est tenu d’informer son client de ses intentions deux mois avant la résiliation afin de lui laisser le temps de trouver un autre fournisseur.

Résiliation sans motif particulier

Il est possible qu’un client désire mettre un terme à son contrat car il n’a simplement plus besoin d’en avoir un à son nom. Cela peut par exemple arriver s’il emménage chez une personne qui en possède déjà un ou si un propriétaire part temporairement à l’étranger et ne souhaite pas souscrire un contrat d’énergie maison vide. Par ailleurs, un décès peut également justifier l’arrêt d’un contrat.
Ce type de résiliation est sans doute le plus simple puisqu’il suffit de prévenir le fournisseur de sa volonté de résilier le contrat. En sachant qu’il prendra fin après une période d’au moins un mois (délai de préavis).

Lettre de résiliation d’un contrat d’électricité ou de gaz

Vous trouverez ci-dessous ainsi qu’en format PDF un exemple type de lettre de résiliation dédiée aux contrats énergétiques. Veillez à l’adapter à votre situation ainsi qu’à y insérer vos données personnelles.
[Votre prénom et nom]
[Rue et numéro]
[Code postal et ville]
[Votre numéro de client]
[Nom du fournisseur]
[Adresse]
[Code postal et ville]
[Ville], [Date]
Objet : résiliation de mon contrat de fourniture d’énergie
Madame, Monsieur,
Veuillez, par la présente, prendre acte de la résiliation de mon contrat [d’électricité/de gaz naturel] à compter du [Date de résiliation souhaitée]. Cette date tient compte du délai de préavis défini dans les conditions générales applicables à ce contrat. Par conséquent, aucune indemnité de rupture ne pourra être réclamée.
Je vous prie également de me transmettre par écrit une confirmation de la date effective de résiliation ainsi qu’une facture de clôture.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
[Prénom Nom]
[Signature]

Frais de résiliation et délai de préavis : ce qu’il faut retenir

En Belgique, résilier votre contrat de gaz ou d’électricité est possible à tout moment. Qu’importe votre fournisseur, la raison invoquée ou le type de votre contrat (durée déterminée ou indéterminée, prix de l’énergie fixe ou variable). De plus, cette démarche est entièrement gratuite à condition de respecter un délai de préavis de minimum 30 jours. Pour rappel, celui-ci ne s’applique pas dans le cadre d’un déménagement.
Toutefois, si aucune indemnité de rupture ne peut être réclamée, vous pouvez être amené à payer la totalité de la redevance, même si votre contrat prend fin après quelques mois. Certains fournisseurs facturent en effet l’abonnement annuel par année entamée et non au prorata des mois de livraison. Il est évident que ce mode de calcul, ressemblant à une indemnité de rupture déguisée, pénalise les consommateurs. C’est pourquoi nous vous invitons à nous contacter par téléphone au 0800 37 369 pour découvrir quels sont les fournisseurs à le pratiquer.
Le saviez-vous ? En cas de différend avec votre fournisseur concernant la rupture de votre contrat d’énergie, vous pouvez vous tourner vers le Service de Médiation de l’Énergie. Toutefois, celui-ci ne recevra votre plainte que si vous êtes en mesure de prouver que vous avez déjà tenté de résoudre le conflit à l’amiable. Celui-ci peut par exemple être né de la tentative du fournisseur de facturer des indemnités de rupture ou de son refus, en cas de départ prématuré, d’octroyer une réduction promise lors la conclusion du contrat.